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Facture électronique : ce qu’une PME peut automatiser et ce qui revient à la plateforme agréée

L’essentiel

La transmission des factures électroniques entre entreprises passe obligatoirement par une plateforme agréée par l’administration fiscale, qu’aucune automatisation développée en interne ne peut remplacer. Une automatisation peut en revanche prendre en charge le travail qui entoure le passage par la plateforme, à savoir la récupération des factures reçues, leur classement, leur rapprochement avec les commandes et les paiements, ainsi que la préparation des relances. Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA doit être en mesure de recevoir des factures électroniques, et les PME comme les micro-entreprises devront les émettre à compter du 1er septembre 2027.

Rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle et publié le 14 octobre 2026 sous la responsabilité de , fondateur de Nodva ; sources consultées le même jour.

Quelles échéances concernent une PME ?

La réforme distingue deux obligations, la réception et l’émission. La première s’impose à toutes les entreprises à la même date, alors que la seconde dépend de leur taille. La transmission de certaines données à l’administration, dite e-reporting, suit quant à elle le calendrier de l’émission.

Calendrier publié par l’administration fiscale (pages consultées le 14/10/2026)
ObligationGrandes entreprises et ETIPME et micro-entreprises
Recevoir des factures électroniques1er septembre 20261er septembre 2026
Émettre des factures électroniques1er septembre 20261er septembre 2027
Transmettre les données (e-reporting)1er septembre 20261er septembre 2027

Les entreprises placées sous le régime de la franchise en base de TVA ne sont pas exclues, puisque la fiche de Service Public Entreprendre les soumet à l’obligation d’émission à compter du 1er septembre 2027. Une entreprise qui n’aurait encore choisi aucune plateforme de réception se trouve donc d’ores et déjà en retard sur la première échéance.

Pourquoi une automatisation ne peut-elle se substituer à la plateforme agréée ?

Selon Service Public Entreprendre, la plateforme agréée constitue « le seul intermédiaire reconnu par l’administration fiscale » pour émettre, recevoir et transmettre les factures électroniques ainsi que les données de transaction et de paiement. Ces plateformes sont des entreprises privées immatriculées par l’État, dont la liste est publiée sur impots.gouv.fr.

Une facture électronique n’est pas non plus un simple PDF joint à un courriel. L’administration fiscale précise en effet qu’une facture papier numérisée, un PDF ordinaire ou un document envoyé par courriel ne seront plus conformes. La facture doit respecter un format structuré, qu’il s’agisse d’UBL, de CII ou d’un format mixte associant des données structurées et une image.

La transmission relève de la seule plateforme

Un outil développé en interne, un logiciel de facturation non raccordé ou un workflow ne peuvent transmettre eux‑mêmes une facture électronique. Ils peuvent en revanche préparer les données et les communiquer à votre plateforme agréée, lorsque celle-ci le permet ; c’est ensuite elle seule qui transmet la facture.

Quelles tâches peuvent être automatisées autour de la plateforme ?

La plateforme agréée reçoit et transmet les factures, sans pour autant les ranger dans votre logiciel comptable, vérifier leur correspondance avec une commande réelle ni relancer un client en retard de paiement. C’est dans ces opérations que se concentre le travail répétitif. Une automatisation peut les prendre en charge, à condition que votre plateforme et vos logiciels offrent une interface de programmation (API) ou un export exploitable. Cinq opérations s’y prêtent particulièrement :

  • La réception et le classement, qui consistent à récupérer chaque facture fournisseur reçue sur la plateforme, à l’enregistrer dans le dossier ou le logiciel approprié et à signaler celles auxquelles manque un élément, tel qu’un bon de commande ou un centre de coût.
  • Le rapprochement avec les commandes, qui consiste à comparer le montant et les lignes d’une facture reçue au bon de commande ou au devis accepté, puis à soumettre les écarts à une personne avant validation.
  • Le rapprochement bancaire, qui consiste à associer chaque encaissement figurant sur le relevé à la facture client correspondante ; les cas ambigus, comme un paiement partiel ou un virement groupé, sont examinés par une personne.
  • La préparation des relances clients, qui consiste à rédiger, pour chaque échéance dépassée, un courriel de relance que votre équipe relit avant son envoi.
  • La tenue d’un tableau de suivi, actualisé sans ressaisie, qui recense les factures émises, reçues, réglées et en retard.

Ces tâches existaient avant la réforme. Toutefois, comme les factures arrivent désormais sous forme de données structurées, le montant, la date ou le numéro SIREN se lisent directement, sans interprétation, ce qui rend leur traitement automatisé plus fiable qu’à partir d’un PDF.

Comment se répartissent les rôles entre la plateforme, l’entreprise et l’automatisation ?

Répartition des rôles
TâcheResponsable
Émettre et recevoir la facture électroniqueLa plateforme agréée, exclusivement
Transmettre à l’administration les données de facturation et de paiementLa plateforme agréée, à partir des informations que vous lui fournissez
Produire la facture au format structuré requisVotre logiciel de facturation ou la plateforme
Choisir la plateforme et s’y inscrireVotre entreprise, le cas échéant avec son expert-comptable
Classer, rapprocher, relancer et suivreVotre équipe, ou une automatisation dont elle valide les résultats

Le choix de la plateforme et le paramétrage des mentions de vos factures relèvent de votre entreprise et de votre expert-comptable. L’automatisation n’intervient qu’ensuite, une fois la plateforme en place, car sa conception suppose de connaître les données que celle-ci met à disposition et le format dans lequel elle les fournit.

Par quelles étapes commencer ?

Une démarche progressive, en quatre étapes, permet d’engager ce chantier sans désorganiser votre service comptable :

  • Vérifier que votre entreprise est déjà en mesure de recevoir des factures électroniques, cette obligation étant en vigueur depuis le 1er septembre 2026.
  • Demander à votre plateforme agréée, ou à celle que vous envisagez, si elle propose une API et quelles opérations de lecture ou d’écriture celle-ci autorise.
  • Identifier la tâche qui mobilise chaque mois le plus de temps, qu’il s’agisse de la saisie des factures fournisseurs, du rapprochement bancaire ou des relances.
  • Automatiser cette seule tâche dans un premier temps, en maintenant une validation humaine avant toute écriture comptable et tout envoi au client.

Quel rôle Nodva peut-elle jouer ?

Des automatisations reliées à votre plateforme agréée

Nodva n’étant pas une plateforme agréée, elle n’émet ni ne transmet de facture électronique pour le compte de ses clients. Nous construisons en revanche les automatisations qui entourent votre plateforme agréée, qu’il s’agisse de la récupération, du classement, du rapprochement ou de la préparation des relances, en les reliant aux logiciels que vous utilisez déjà. Par défaut, tout envoi destiné à l’extérieur et toute écriture comptable sont soumis à la validation de vos équipes ; un envoi automatique n’est mis en place qu’avec votre accord écrit. Une automatisation de ce type relève de notre offre « Automatisation d’une tâche répétitive », facturée de 1 200 à 1 800 € nets selon le nombre d’outils à relier ; le diagnostic préalable de 30 minutes est gratuit.

Questions reçues

Questions fréquentes

Une micro-entreprise doit-elle être en mesure de recevoir des factures électroniques ?

Oui. Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA et établie en France doit être en mesure de recevoir des factures électroniques, quelle que soit sa taille. L’obligation d’émission ne s’applique en revanche aux micro-entreprises et aux PME qu’à compter du 1er septembre 2027.

Un PDF envoyé par courriel constitue-t-il une facture électronique ?

Non. L’administration fiscale précise qu’un PDF ordinaire, une facture papier numérisée ou un document envoyé par courriel ne seront plus conformes. La facture doit respecter un format structuré et transiter par une plateforme agréée.

Puis-je développer mon propre outil pour émettre mes factures électroniques ?

Votre outil peut produire les données de la facture, mais il ne peut pas la transmettre lui‑même, car seule une plateforme agréée par l’administration fiscale est habilitée à émettre, recevoir et transmettre les factures électroniques. Un outil interne doit donc être raccordé à une plateforme agréée.

En quoi consiste l’e-reporting ?

L’e-reporting désigne la transmission à l’administration de données qui ne transitent pas par une facture électronique entre entreprises, telles que les ventes à des particuliers, les opérations réalisées avec l’étranger ou certaines données de paiement. Cette transmission s’effectue par l’intermédiaire de la plateforme agréée, à partir des informations que vous lui fournissez, selon le même calendrier que l’émission.

Quelles tâches comptables peuvent être automatisées après la réforme ?

Le classement des factures reçues, leur rapprochement avec les commandes et les relevés bancaires, la préparation des relances et la tenue d’un tableau de suivi peuvent être automatisés. Ces automatisations supposent que votre plateforme et vos logiciels offrent une API ou un export exploitable. La validation de toute écriture comptable et de tout envoi revient par défaut à une personne de votre équipe.