Processus

Ranger les preuves Qualiopi par indicateur au fil des sessions

L’essentiel

Une automatisation peut classer chaque document produit au cours de l’année, l’horodater, le rattacher au critère et à l’indicateur du référentiel national qualité (RNQ) qu’il illustre, puis signaler les pièces manquantes session par session. Elle ne se prononce pas pour autant sur la conformité, que seul l’auditeur de l’organisme certificateur apprécie, sur pièces et en entretien. Comme le décret n° 2026-728 du 1er août 2026 porte le référentiel à 33 indicateurs à compter du 1er novembre 2026, le classement existant doit en outre être revu.

Rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle et publié le 14 octobre 2026 sous la responsabilité de , fondateur de Nodva ; sources consultées le même jour.

Notre offre destinée aux organismes de formation et CFA est présentée sur la page consacrée à ce métier.

Des preuves produites toute l’année, mais recherchées à l’approche de l’audit

La certification Qualiopi conditionne l’accès aux financements publics et mutualisés, qu’ils proviennent des OPCO, de l’État, des régions, de la Caisse des dépôts au titre du CPF, de France Travail ou de l’Agefiph (Code du travail, art. L6316-1). Elle repose sur le référentiel national qualité, organisé en sept critères (art. R6316-1) puis décliné en indicateurs ; pour chacun d’eux, le guide de lecture publié par le ministère du Travail précise le niveau attendu et donne des exemples de preuves.

Dans un organisme de trois à dix-neuf salariés, les preuves sont produites au fil des sessions par plusieurs personnes, qu’il s’agisse des programmes, des conventions, des convocations, des émargements, des évaluations, des réclamations, des actions de veille ou de la formation des formateurs. Elles sont dispersées entre le logiciel de gestion, un espace de stockage partagé et des boîtes de messagerie, si bien qu’avant un audit initial, de surveillance ou de renouvellement, le responsable qualité doit les rechercher pour les réorganiser par indicateur.

Les étapes du traitement manuel

Lorsque les preuves ne sont pas classées au fil des sessions, leur constitution requiert de l’équipe un travail de recherche et de classement qui comporte plusieurs étapes :

  • Tenir un tableau de correspondance entre les indicateurs et les types de preuves.
  • Préparer, avant l’audit, les dossiers des sessions susceptibles d’être examinées par l’auditeur.
  • Retrouver, pour chacune, les documents dans le logiciel, l’espace de stockage partagé et la messagerie.
  • Renommer les documents, puis les classer par critère et par indicateur.
  • Constater les manques et en tirer des actions correctives pour les sessions à venir.
  • Mettre à jour les preuves transversales, qu’il s’agisse de la veille, du plan de formation des formateurs, du registre des réclamations ou des actions d’amélioration.

Où se situent les difficultés et les risques d’erreur ?

Cette préparation tardive fait apparaître des difficultés qui tiennent tantôt au calendrier, tantôt à la qualité des documents, tantôt à l’évolution du référentiel :

  • La recherche se concentre à l’approche de l’audit, alors qu’un manque découvert à ce stade ne peut plus être comblé, puisque la preuve d’une session passée ne saurait être établie après coup.
  • Certains documents, dépourvus de date fiable ou de lien clair avec une session, sont difficiles à présenter.
  • Des incohérences apparaissent entre les pièces d’une même session, les dates, les durées ou les formateurs variant d’un document à l’autre.
  • Les preuves transversales, telles que la veille, la formation des formateurs ou la revue des réclamations, sont oubliées faute d’échéance.
  • Le tableau de correspondance devient obsolète du fait de la réforme du 1er novembre 2026, qui modifie plusieurs indicateurs et en ajoute un.

Les étapes qui se prêtent à l’automatisation

Répartition des tâches entre l’automatisation et l’organisme
ÉtapeCe que l’automatisation prend en chargeLimite de l’automatisation
ClassementChaque document produit est rangé dans le dossier de sa session et rattaché aux indicateurs que vous avez définis pour ce type de documentLe choix des correspondances entre documents et indicateurs vous revient, car il procède de votre lecture du guide
HorodatageLa date de production ou de réception est conservée avec le documentAucun document n’est antidaté
ComplétudePour chaque session, la liste des pièces attendues est comparée aux pièces rangées, chaque manque étant signalé dès qu’il apparaîtLe caractère suffisant d’une preuve reste à votre appréciation
CohérenceLes dates, les durées et les formateurs sont rapprochés entre la convention, les émargements et le certificatLa correction d’un écart appelle une décision de votre part
Preuves transversalesDes échéances rappellent la veille, la revue des réclamations et la formation des formateursLe contenu de la veille et des actions d’amélioration vous appartient
SynthèseUn tableau par indicateur recense les pièces disponibles et leur dateAucune conclusion n’est tirée sur la conformité

Ce qui demeure soumis à la validation humaine, et pour quelles raisons

Seul l’auditeur apprécie la conformité

Un tableau complet n’atteste pas, à lui seul, la qualité des pratiques qu’il documente. L’audit Qualiopi associe l’examen des pièces à des entretiens, et l’appréciation en revient à l’auditeur de l’organisme certificateur. Une automatisation range et signale, mais elle ne certifie rien ; aucun prestataire ne peut d’ailleurs garantir l’issue d’un audit.

La correspondance entre vos documents et les indicateurs, la réponse à apporter à un manque ainsi que la préparation des dossiers présentés à l’auditeur relèvent du responsable qualité. Les réclamations sont lues par une personne, qui décide de leur traitement, y compris lorsqu’un agent IA aide à les repérer dans la messagerie.

Les textes applicables

La certification Qualiopi repose sur deux articles du Code du travail, sur le décret qui en fixe les indicateurs, modifié en 2026, ainsi que sur le guide de lecture publié par le ministère du Travail :

  • Code du travail, art. L6316-1 : les prestataires qui bénéficient de fonds des OPCO, de l’État, des régions, de la Caisse des dépôts, de France Travail ou de l’Agefiph sont certifiés sur la base de critères fixés par décret en Conseil d’État.
  • Code du travail, art. R6316-1 : il énonce les sept critères du référentiel, depuis l’information du public jusqu’au recueil des appréciations et des réclamations des parties prenantes.
  • Décret n° 2026-728 du 1er août 2026, modifiant le décret n° 2019-565 du 6 juin 2019 : selon Cap Métiers Nouvelle-Aquitaine ainsi que Lexis Veille, le décret maintient les sept critères à compter du 1er novembre 2026, modifie plusieurs indicateurs et crée un 33e indicateur, propre aux CFA. Le conseil d’administration de France compétences avait rendu un avis favorable sur le projet le 15 juillet 2026.
  • Guide de lecture du référentiel, publié par le ministère du Travail : il précise, pour chaque indicateur, le niveau attendu et des exemples de preuves. Une nouvelle version tenant compte du décret de 2026 est annoncée ; il convient de se reporter à la version en vigueur à la date de votre audit.

Les logiciels concernés

Les logiciels de gestion de formation proposent des outils de suivi de la qualité ; Digiforma annonce sur son site un suivi de la conformité Qualiopi, et Dendreo une grille de travail destinée à préparer l’audit, assortie de conseils par indicateur. Ces outils organisent les preuves produites dans le logiciel. Une automatisation complémentaire se justifie lorsque des preuves naissent ailleurs, dans la messagerie, dans un espace de stockage partagé, dans des formulaires ou dans un outil d’émargement ou d’évaluation distinct.

L’offre de Nodva pour ce processus

Classement et contrôle continus des preuves

À partir de vos outils actuels, nous mettons en place le classement, l’horodatage et le contrôle de complétude de vos preuves, selon la correspondance que vous définissez entre documents et indicateurs. Le diagnostic gratuit de 30 minutes permet de vérifier ce que votre logiciel prend déjà en charge et de chiffrer l’automatisation de la tâche. Nous ne nous prononçons jamais sur votre certification, qui relève de l’appréciation de votre auditeur.

Questions reçues

Questions fréquentes

Une automatisation peut-elle garantir la réussite d’un audit Qualiopi ?

Non. Elle peut ranger, dater et contrôler la complétude des pièces. L’audit associe toutefois l’examen des documents à des entretiens, et seul l’auditeur apprécie la conformité. Toute offre qui présenterait la certification comme un résultat garanti appelle donc la prudence.

Combien d’indicateurs le référentiel Qualiopi compte-t-il ?

Le référentiel issu du décret de 2019 compte 32 indicateurs répartis en sept critères. Le décret n° 2026-728 du 1er août 2026 porte ce nombre à 33 à compter du 1er novembre 2026, le nouvel indicateur concernant les CFA. Tous les indicateurs ne s’appliquent toutefois pas à tous les organismes.

Une preuve manquante peut-elle être reconstituée avant l’audit ?

Une preuve atteste une pratique à une date donnée ; produire après coup un document daté du passé reviendrait donc à présenter une pièce inexacte. C’est pourquoi le contrôle de complétude présente un intérêt tout au long de l’année, lorsqu’un manque peut encore être comblé par une pratique réelle.

Que faire de mon tableau de preuves après la réforme de novembre 2026 ?

Il convient de relire la correspondance entre vos documents et les indicateurs modifiés, à l’aide de la nouvelle version du guide de lecture du ministère du Travail dès sa publication. Si votre classement est automatisé, la mise à jour porte sur les règles de correspondance et non sur le reclassement manuel de chaque pièce.

Mon logiciel de gestion suffit-il à suivre mes preuves ?

Il suffit souvent pour les pièces qu’il produit lui‑même. Les preuves nées ailleurs, telles que les échanges avec les entreprises, les réclamations reçues par courriel, la veille ou la formation des formateurs, restent en revanche à rattacher, et c’est sur ce point qu’une automatisation complète le logiciel.