La réception des demandes dans une agence
Une agence de transaction reçoit ses demandes de contact par plusieurs canaux : les portails qui diffusent ses annonces, tels que SeLoger, Leboncoin ou Bien’ici, le formulaire de son site, la messagerie de ses négociateurs ainsi que le téléphone. Chaque demande, qui porte en principe sur un bien identifié par sa référence d’annonce, comporte le nom de l’acquéreur, ses coordonnées et un message rédigé librement.
Ces demandes peuvent prendre la forme d’un courriel de notification adressé à l’agence ; SeLoger annonce en outre la réception des contacts en temps réel dans son application My SeLoger Pro. Faute de documentation officielle consultée sur ce point, le mode de transmission propre à chaque portail se vérifie agence par agence.
Le déroulement actuel du traitement
Pour chaque demande, le négociateur ou la personne chargée de l’accueil accomplit aujourd’hui une série d’opérations manuelles :
- Repérer la demande parmi les autres courriels, ou dans l’application du portail.
- Identifier le bien visé d’après sa référence d’annonce, puis retrouver le mandat dans le logiciel de transaction.
- Vérifier si le contact figure déjà dans le fichier de l’agence, sous la même adresse ou sous une autre.
- Saisir la fiche du contact, ses critères de recherche ainsi que l’origine de la demande.
- Répondre au message, souvent en recopiant les informations de l’annonce, puis proposer une visite.
Où se perdent les demandes
Difficultés observables dans le traitement des demandes| Difficulté | Conséquence |
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| Demandes réparties entre plusieurs boîtes et applications | Une demande reçue par un négociateur absent attend son retour |
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| Référence d’annonce absente ou erronée | La demande n’est rattachée à aucun bien, si bien que la réponse tarde |
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| Même acquéreur ayant écrit sur plusieurs portails | Deux fiches risquent d’être créées, si bien que deux négociateurs peuvent le rappeler |
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| Saisie reportée au lendemain | Dans l’intervalle, le contact échappe au rapprochement avec les nouveaux mandats |
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| Aucune liste des demandes sans réponse | Une demande oubliée n’est découverte que si l’acquéreur relance l’agence |
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Aucune étude publique ne mesure la part des demandes restées sans réponse : seul l’examen des messages reçus par l’agence permet de l’apprécier.
Les étapes qui peuvent être automatisées
L’automatisation reprend ces opérations dans l’ordre où l’équipe les accomplit, en réservant au négociateur celles qui engagent l’agence :
- Le système lit la boîte de réception, sans rien supprimer ni déplacer, puis reconnaît les notifications de chaque portail et du site.
- Un agent IA extrait de chaque message le nom, les coordonnées, le numéro d’annonce et la question posée, y compris lorsque le texte est formulé librement.
- La demande est rattachée au bien d’après sa référence ; à défaut, elle rejoint une file de demandes à rattacher, examinée chaque jour par une personne désignée.
- Le système recherche le contact par son adresse électronique puis par son téléphone, afin de compléter sa fiche plutôt que d’en créer une seconde.
- La fiche est créée ou mise à jour dans le logiciel de transaction, selon son ouverture : par API, par import de fichier ou par une saisie préparée que l’équipe valide.
- Un projet de réponse est rédigé à partir de la fiche du bien, assorti d’un court questionnaire sur le budget, le financement et le délai de l’acquéreur, ainsi que de créneaux de visite tirés de l’agenda du négociateur.
- Chaque matin, le négociateur reçoit la liste des demandes restées sans réponse, classées par ancienneté.
Lorsque le logiciel ne propose pas d’API
Ni Hektor, qui revendique plus de 8 500 agences clientes, ni ImmoFacile, qui en annonce 15 000, ne documentent publiquement d’API. Le traitement s’appuie alors sur la messagerie, lisible quel que soit le logiciel : l’automatisation prépare la fiche du contact, que l’équipe reporte dans le logiciel ou importe par fichier si l’éditeur le prévoit. L’accès à une API dans la formule Enterprise d’Hektor, mentionné par un comparateur, reste à confirmer auprès de l’éditeur.
Ce qui demeure du ressort du négociateur
Plusieurs décisions engagent l’agence envers l’acquéreur ou le vendeur ; elles relèvent du négociateur, notamment :
- La réponse à une question précise sur l’état du bien, les charges de copropriété ou les travaux.
- Tout engagement sur le prix ou sur une marge de négociation, qui dépend du mandat confié par le vendeur.
- La confirmation d’une visite, qui tient compte des consignes du vendeur ou de l’occupation du bien.
- L’appréciation du sérieux du projet de l’acquéreur, au vu de ses réponses au questionnaire.
Par défaut, chaque réponse préparée est soumise à la validation de votre équipe avant son envoi, et un envoi automatique n’est mis en place qu’avec votre accord écrit. Cet accord peut porter, par exemple, sur un simple accusé de réception.
Les textes applicables
Le traitement des demandes relève de la protection des données, des règles du démarchage téléphonique, du règlement européen sur l’intelligence artificielle ainsi que des mentions obligatoires des annonces :
- Référentiel de la CNIL relatif à la gestion locative, délibération n° 2021-057 du 6 mai 2021 : pour une demande portant sur une location, seules l’identité, les coordonnées et les critères de recherche sont collectés avant toute candidature ; les données d’un prospect se conservent, à titre indicatif, trois ans après le dernier contact. Le prestataire qui traite ces demandes agit comme sous-traitant, ce qui requiert le contrat prévu à l’article 28 du RGPD.
- Code de la consommation, art. L223-1, en vigueur depuis le 11 août 2026 : un consommateur ne peut être démarché par téléphone sans y avoir consenti au préalable. Le décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026 limite ce consentement à un an, exclut la case précochée et impose d’en conserver la preuve trois ans.
- Règlement (UE) 2024/1689, art. 50 et 113 : depuis le 2 août 2026, un assistant qui échange directement avec les acquéreurs les informe, au plus tard lors de la première interaction, qu’ils s’adressent à un système d’intelligence artificielle. Un accusé de réception envoyé sans relecture le précise donc.
- Arrêté du 10 janvier 2017, art. 3 ; code de la construction et de l’habitation, art. L126-33 : une annonce de vente indique le prix, honoraires inclus comme exclus, le pourcentage TTC des honoraires, la partie qui les supporte ainsi que les classes énergie et GES. Une réponse qui reprend ces éléments gagne à les présenter de la même manière.
Les logiciels concernés
Ouverture des logiciels de transaction au 15 octobre 2026| Logiciel | Accès pour une automatisation |
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| Hektor (La Boîte Immo) | Aucune API publique trouvée ; export des annonces en XML ou en CSV au format Poliris ; automatisations acquéreurs intégrées au logiciel |
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| Apimo | API « Api3 » sur demande, couvrant annonces, contacts et transmission de demandes de contact selon les droits accordés |
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| ImmoFacile (Orisha Real Estate) | Aucune API publique trouvée ; diffusion par la passerelle Ubiflow |
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| Adapt Immo | API « Adapt Connect » sur demande : biens, mandats, acquéreurs, contacts |
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| Whise | API documentée, ouverte sur demande après validation de l’éditeur |
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| Modelo (Septeo, ex-Netty) | « API universelle » citée par un comparatif, à confirmer auprès de l’éditeur |
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Aucun connecteur prêt à l’emploi n’a été trouvé pour ces logiciels. Il convient en outre de vérifier ce que votre logiciel assure déjà, l’intérêt d’une automatisation tenant surtout aux liaisons qu’il n’assure pas, entre la messagerie, les portails, l’agenda et la fiche du contact.
Ce que Nodva propose pour ce processus
Des demandes lues, rattachées et préparées
Le relevé des demandes, leur rattachement au bien et la liste quotidienne des demandes sans réponse relèvent de notre offre d’entrée, l’automatisation d’une tâche répétitive, facturée de 1 200 à 1 800 € lorsque les logiciels reliés disposent d’une connexion directe ; dans le cas contraire, le prix est annoncé lors du diagnostic, avant tout devis. La lecture des messages rédigés librement ainsi que la préparation des réponses par un agent IA relèvent de l’automatisation avec agent IA, facturée de 3 000 à 5 500 € ; ces prix publics sont nets, la TVA n’étant pas applicable. La supervision, facultative et proposée avec son prix mensuel au devis, commence à 90 € par mois selon le nombre d’unités. Le diagnostic gratuit de 30 minutes permet d’examiner comment vos portails transmettent leurs demandes.