La comparaison des propositions dans un cabinet
Lorsqu’une entreprise cliente souscrit un contrat ou que son renouvellement est remis en concurrence, le cabinet consulte plusieurs compagnies, dont les propositions sont construites chacune à sa manière : conditions particulières, tableau des garanties, conditions générales de plusieurs dizaines de pages, annexes et document d’information normalisé.
Le chargé de clientèle reporte les éléments utiles dans un tableau comparatif, souvent un tableur repris d’un dossier précédent, qu’il présente ensuite au client avec sa recommandation. Ce relevé, qui mobilise un temps important, conditionne directement la qualité du conseil.
Le déroulement actuel de la comparaison
Pour établir ce tableau, le chargé enchaîne aujourd’hui six opérations, de la collecte des propositions jusqu’à la présentation de sa recommandation :
- Rassembler les propositions reçues par courriel ou mises à disposition sur les extranets des compagnies.
- Lire, pour chacune, le tableau des garanties, avec ses capitaux, ses plafonds, ses sous-limites et ses franchises.
- Rechercher dans les conditions générales les exclusions et les conditions de garantie, telles que les mesures de prévention exigées.
- Reporter l’ensemble dans un tableau commun, ligne par ligne.
- Mettre ce tableau en regard des besoins exprimés par le client.
- Rédiger la recommandation et la présenter au client.
Où naissent les erreurs de lecture
Difficultés et risques dans la comparaison des propositions| Difficulté | Risque |
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| Vocabulaire propre à chaque compagnie | Deux garanties équivalentes sont présentées comme différentes, ou inversement |
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| Sous-limite figurant dans une annexe | Un plafond effectif inférieur au plafond affiché passe inaperçu |
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| Franchise exprimée en pourcentage, assortie d’un minimum et d’un maximum | Comparaison faussée lorsqu’une seule de ces valeurs est reportée |
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| Tableau repris d’un dossier précédent | Une ligne relative à un autre client ou à une version antérieure subsiste |
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| Relevé effectué dans l’urgence | Une exclusion importante n’est pas signalée au client |
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Les étapes qui peuvent être automatisées
Une automatisation prend en charge le relevé des propositions, depuis leur classement jusqu’à la préparation du document remis au client :
- Les propositions reçues sont classées dans le dossier du client, chacune étant rattachée à sa compagnie.
- Le cabinet définit, par type de contrat, une grille de comparaison qui énumère les éléments à relever : garanties, plafonds, sous-limites, franchises, exclusions, conditions de garantie et prime.
- Un agent IA lit chaque proposition, puis complète la grille ; chaque valeur y est accompagnée de la page et de l’extrait dont elle provient, afin d’être vérifiée sans délai.
- Les cases vides, les valeurs incertaines et les écarts significatifs entre propositions sont mis en évidence.
- Les besoins enregistrés pour le client sont affichés en regard de chaque ligne.
- Un document de présentation, conforme à la charte graphique du cabinet, est enfin préparé à partir du tableau validé.
Pourquoi chaque valeur indique sa page
Un modèle de langage peut se tromper en lisant un document, ou reporter une valeur voisine de la bonne. Une extraction qui cite sa source se vérifie en quelques secondes, alors qu’une extraction qui ne la cite pas oblige à tout relire. C’est à cette condition que l’outil permet de gagner du temps sans altérer la fiabilité du conseil.
Ce qui demeure soumis à la validation humaine
Le conseil demeure toutefois l’œuvre du courtier, auquel reviennent en particulier quatre tâches :
- La vérification de chaque valeur extraite, à tout le moins pour les éléments qui pèsent sur la recommandation.
- L’interprétation des exclusions et des conditions de garantie, qui relève de l’expertise du courtier.
- Le choix du contrat recommandé et sa motivation, qui constituent le conseil que la loi met à la charge du distributeur.
- La présentation au client et les réponses à ses questions.
L’automatisation ne classe pas les propositions par ordre de préférence. Un classement établi par un modèle de langage aurait en effet l’apparence d’un conseil sans que personne n’en assume la responsabilité ; il n’a donc pas sa place dans le document remis au client.
Les textes applicables
L’obligation de conseil qui fonde ce tableau comparatif découle de plusieurs dispositions du Code des assurances :
- Code des assurances, art. L521-4, I : le distributeur conseille un contrat cohérent avec les exigences et les besoins du client, en précisant les raisons qui motivent ce conseil.
- Code des assurances, art. L521-4, II : en cas de recommandation personnalisée, il explique en quoi un ou plusieurs contrats correspondent le mieux à ces besoins.
- Code des assurances, art. L521-2, II, 1°, c : l’intermédiaire qui fonde sa recommandation sur une analyse impartiale et personnalisée doit examiner un nombre suffisant de contrats offerts sur le marché.
- Code des assurances, art. L112-2 : le document d’information normalisé de chaque produit non-vie, remis avant la conclusion du contrat, fournit une première base de comparaison, hors grands risques.
Conservé dans le dossier avec les propositions d’origine, le tableau comparatif constitue en outre la trace de l’analyse réalisée, raison pour laquelle sa date et sa version doivent y figurer.
Les logiciels concernés
Les propositions parviennent le plus souvent en PDF, par courriel ou sur les extranets des compagnies, et la plupart des logiciels de courtage ne les lisent pas directement. L’API publique de CourtiGo permet de déposer des documents sur un contrat ou un client et de produire des documents à partir de modèles, tandis que Modulr propose une API REST sur activation qui donne accès à sa GED. Une fois validé, le tableau comparatif peut donc être classé dans le dossier du client au sein du logiciel.
Ce que Nodva propose pour ce processus
Un relevé automatisé au service du conseil du courtier
L’extraction par un agent IA, avec indication de la page source, relève de l’automatisation avec agent IA, facturée de 3 000 à 5 500 € selon le nombre de types de contrats à couvrir. La supervision, facultative et proposée avec son prix mensuel au devis, commence à 90 € par mois selon le nombre d’unités. Lorsque les propositions d’une même compagnie suivent toujours la même mise en page, une partie du relevé peut s’effectuer sans recours à l’IA, ce qui en réduit le coût comme le risque d’erreur ; nous examinons cette possibilité lors du diagnostic gratuit de 30 minutes.