Processus

Relancer les pièces manquantes à la souscription d’un contrat d’entreprise

L’essentiel

La relance des pièces se prête à l’automatisation dès lors que le cabinet tient, pour chaque type de contrat, la liste des documents attendus et que chaque pièce reçue est rattachée à son dossier. Le système prépare alors les relances, les interrompt dès réception de la pièce et signale les dossiers encore incomplets à l’approche de la date d’effet souhaitée. L’examen du contenu des pièces et la transmission du dossier à la compagnie demeurent du ressort du chargé de clientèle.

Rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle et publié le 14 octobre 2026 sous la responsabilité de , fondateur de Nodva ; sources consultées le même jour.

Notre offre destinée aux cabinets de courtage en assurance est présentée sur la page consacrée à ce métier.

L’organisation de la souscription dans un cabinet

Dans un cabinet de courtage IARD de 6 à 19 personnes, la souscription d’un contrat d’entreprise, qu’il s’agisse d’une multirisque, d’une responsabilité civile, d’une flotte automobile ou d’un bris de machine, repose le plus souvent sur un chargé de clientèle. Celui-ci recueille les besoins du client, réunit les pièces nécessaires et constitue le dossier, qu’il soumet ensuite à une ou plusieurs compagnies avant de présenter au client la proposition retenue.

Les pièces requises varient selon la branche et selon la compagnie : extrait Kbis, statuts, questionnaire de déclaration du risque signé, relevé de sinistralité délivré par l’assureur précédent, liste des véhicules accompagnée des certificats d’immatriculation, inventaire des biens et des capitaux à garantir, attestation du contrat en cours ou encore mandat de prélèvement. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’une compagnie sollicite des éléments complémentaires après une première étude du dossier.

Le déroulement actuel de la collecte des pièces

La collecte des pièces suit aujourd’hui un cycle que le chargé de clientèle conduit seul, de la première demande jusqu’au dépôt du dossier :

  • Le chargé de clientèle établit la liste des pièces utiles, souvent de mémoire ou à partir d’un modèle de courriel.
  • Il adresse la demande au client, parfois à plusieurs interlocuteurs, tels que le dirigeant, l’expert-comptable ou le responsable de la flotte.
  • Les pièces parviennent au cabinet en plusieurs fois, dans des courriels distincts et parfois dans la boîte d’un collègue.
  • Chacune est enregistrée dans le dossier du client, que celui-ci soit tenu dans le logiciel de courtage ou sur un espace partagé.
  • Le chargé recense ce qui manque encore, puis relance le client par courriel ou par téléphone.
  • Une fois le dossier complet, il le dépose sur l’extranet de chaque compagnie consultée ou l’adresse à son souscripteur.
  • Si la compagnie réclame un complément, le cycle reprend depuis le début.

Où naissent les retards et les erreurs

Difficultés observables dans la collecte des pièces
DifficultéConséquence
La liste des pièces n’est consignée nulle partUne pièce omise n’est réclamée qu’après le retour de la compagnie
Les pièces arrivent dans plusieurs boîtes de messagerieUne pièce déjà reçue fait l’objet d’une relance injustifiée
Une pièce est périmée ou dépourvue de signatureLa compagnie refuse le dossier ou en diffère l’examen
Aucune échéance n’est associée au dossierLa date d’effet souhaitée approche sans qu’aucune alerte ne soit émise
Les relances dépendent de la disponibilité du chargéLes dossiers d’un collaborateur absent restent en suspens

De toutes ces erreurs, la relance adressée à un client qui a déjà transmis sa pièce est celle qu’il perçoit le plus nettement. Elle tient presque toujours à un défaut de rattachement, la pièce étant bien arrivée au cabinet sans avoir été enregistrée dans le dossier auquel elle appartient.

Les étapes qui peuvent être automatisées

L’automatisation s’appuie sur une liste des pièces tenue par le cabinet, puis prend en charge la demande, le rattachement des pièces reçues ainsi que les relances :

  • Le cabinet tient un référentiel des pièces requises, par type de contrat et, au besoin, par compagnie, de sorte que l’ouverture d’un dossier établit automatiquement la liste des documents attendus.
  • La demande initiale prend la forme d’un courriel préparé à partir de ce référentiel, qui énumère les pièces attendues et rappelle la date d’effet souhaitée.
  • À la réception, le système lit la boîte du cabinet, rattache chaque courriel au dossier concerné d’après l’adresse de l’expéditeur ou le fil de discussion, puis range les pièces jointes dans ce dossier.
  • Un agent IA peut en outre proposer le type de chaque pièce, par exemple « Kbis », « relevé de sinistralité » ou « questionnaire », d’après le contenu du document ; sa proposition est soumise à confirmation lorsque son degré de certitude est faible.
  • Les relances, préparées à jour fixe, ne mentionnent que les pièces encore manquantes et ne sont pas envoyées si la pièce attendue est arrivée entre-temps.
  • Chaque matin, enfin, le chargé reçoit la liste des dossiers incomplets dont la date d’effet approche.

Le cas des extranets des compagnies

Le dépôt du dossier sur l’extranet d’une compagnie demeure en général une opération manuelle, car la plupart de ces espaces ne prévoient pas de connexion destinée à un outil extérieur. L’automatisation permet néanmoins de préparer un dossier complet, dont les pièces sont nommées de manière homogène, que le chargé n’a plus qu’à déposer.

Ce qui demeure soumis à la validation humaine

Ce qui touche au contenu du dossier ou à la relation avec le client relève toutefois du chargé, notamment :

  • Le contenu des pièces, en premier lieu : un questionnaire de déclaration du risque incomplet ou incohérent engage le client et doit être relu par le chargé avant toute transmission.
  • Le choix des compagnies auxquelles le dossier est soumis, qui relève du conseil du courtier.
  • L’opportunité et la formulation d’une relance lorsqu’elle concerne un client important ou un dossier délicat.
  • Les échanges avec le client sur la date d’effet, lorsqu’il apparaît que le dossier ne sera pas complet à temps.

Par défaut, chaque relance préparée par le système est soumise à la validation de votre équipe avant son envoi, et un envoi automatique n’est mis en place qu’avec votre accord écrit. Cette validation peut s’effectuer par lot, en une seule fois chaque matin, ce qui préserve le contrôle du cabinet sans qu’il ait à rédiger lui‑même chaque message.

Les textes applicables

La collecte des pièces s’inscrit dans les obligations de déclaration, de conseil et d’information prévues par le Code des assurances, auxquelles s’ajoute le RGPD :

  • Code des assurances, art. L113-2, 2° : l’assuré est tenu de répondre exactement aux questions posées par l’assureur, notamment dans le formulaire de déclaration du risque. La collecte des pièces concourt à cette déclaration sans jamais s’y substituer.
  • Code des assurances, art. L521-4, I : avant la conclusion du contrat, le distributeur précise par écrit les exigences et les besoins du souscripteur éventuel, sur la base des informations obtenues auprès de lui.
  • Code des assurances, art. L521-6 : les informations dues au client lui sont communiquées sur papier ou sur un autre support durable de son choix.
  • RGPD, art. 5 : le cabinet ne demande que les pièces nécessaires à la souscription et fixe leur durée de conservation. Lorsqu’un prestataire traite ces pièces pour son compte, un contrat conforme à l’article 28 est requis.

Les logiciels concernés

Informations publiées par les éditeurs, relevées le 14 octobre 2026
LogicielFonction publiéeAccès pour une automatisation
CourtiGoInvitation du client, par SMS ou par courriel, à déposer lui‑même ses pièces dans la GEDAPI documentée publiquement : dépôt de documents sur un client ou un contrat, tâches, historique
ModulrGED mentionnée dans la documentation de l’APIAPI REST dont l’activation se demande au service commercial de l’éditeur
LyaClassification des demandes confiée à l’IAAucune documentation technique publique, à demander à l’éditeur

Si votre logiciel offre déjà au client un espace de dépôt, il convient de l’employer en priorité. Une automatisation complémentaire se justifie surtout lorsque les pièces continuent d’arriver par courriel, ce qui demeure fréquent.

Ce que Nodva propose pour ce processus

Une collecte des pièces reliée à vos outils

La tenue de la liste des pièces, les relances et le rangement des pièces reçues relèvent de notre offre d’entrée, l’automatisation d’une tâche répétitive, facturée de 1 200 à 1 800 € selon le nombre de logiciels reliés. La reconnaissance du type de pièce par un agent IA relève de l’automatisation avec agent IA, facturée de 3 000 à 5 500 €. La supervision, facultative et proposée avec son prix mensuel au devis, commence à 90 € par mois et dépend du nombre d’unités. Le diagnostic gratuit de 30 minutes permet d’apprécier, au regard de vos volumes, si le projet se justifie.

Questions reçues

Questions fréquentes

Une relance peut-elle être envoyée alors que le client a déjà transmis la pièce ?

C’est en effet le principal risque de ce type d’automatisation. Pour l’écarter, l’état du dossier est vérifié immédiatement avant chaque envoi, et la relance ne mentionne que les pièces encore manquantes. Le cas qui appelle une vigilance particulière est celui d’une pièce reçue mais non rattachée au dossier, ce qui justifie le rangement automatique des pièces jointes.

Le système peut-il déposer le dossier sur l’extranet de la compagnie ?

Seulement si l’extranet prévoit une connexion destinée à un outil extérieur, ce qui est rare. Dans les autres cas, l’automatisation prépare un dossier complet, aux pièces nommées de manière homogène, que le chargé dépose lui‑même.

Un agent IA peut-il vérifier la validité d’une pièce ?

Il peut identifier le type de document, relever une date ou constater l’absence de signature, puis le signaler. Il ne se substitue pas pour autant à la lecture du chargé, en particulier pour le questionnaire de déclaration du risque, dont les réponses engagent le client.

Combien de relances convient-il de prévoir ?

Deux ou trois relances espacées de quelques jours ouvrés suffisent le plus souvent, avant un appel du chargé. Le calendrier se règle en fonction de la date d’effet souhaitée par le client.

Un logiciel de courtage est-il nécessaire pour automatiser cette tâche ?

Non. En l’absence de logiciel métier, l’automatisation peut s’appuyer sur la messagerie, un tableur de suivi et un espace de stockage partagé. Un logiciel doté d’une API permet toutefois de rattacher les pièces directement à la fiche du client.